Archive de la catégorie ‘Logiciels’

6 bonnes raisons de ne pas passer à Vista

Même si Vista provoque un mouvement de rejet parfois exagéré sur le web, il n’en reste pas moins qu’il y a de bonnes raisons d’attendre pour sauter le pas.

Voici 5 raisons majeures qui devraient vous inciter à conserver votre Windows XP encore quelque temps, voire de passer à Linux si vous voulez un système plus simple et plus ouvert.

1 – Le manque de support en ligne

Quand vous avez un problème ou un message d’erreur sous XP, la réponse se trouve sur Google dans 95% des cas. On en est, et c’est bien normal, très loin pour Vista. Le système est jeune et il faudra au moins un an pour qu’une base documentaire solide s’établisse sur les forums et autres sites d’entraide.

Surtout que les geeks qui répondent sur ce type de forum n’adhèrent généralement pas à Vista et préfèrent rester sur XP. Donc si vous avez un problème technique, n’espérez pas trouver la solution sur le web.

2 – De sérieux problèmes de drivers

Vista a considérablement complexifié la gestion des drivers, notamment ceux destinés au périphériques multimédia, en raison de sa politique de DRM.

Les drivers unifiés (un driver ATI pour toute une gamme de la marque) avaient mis des années à s’imposer sur XP (à partir du Service Pack 2) et simplifiaient considérablement la vie des utilisateurs.

Avec Vista, la fête est finie : pour que leurs drivers soient certifiés par Microsoft, les fabricants doivent désormais montrer patte blanche avec des pilotes respectant un cahier des charges infernal.

Evidemment, le cout supplémentaire de ces drivers sera supporté par les acheteurs, sans parler du matériel un peu ancien, qui n’aura sans doute droit qu’à des pilotes au rabais.

3 – Une politique 100% DRM insensée

Les DRM façon Microsoft c’est très simple : où vous achetez une configuration ayant reçu la bénédiction de la firme de Redmond (c’est à dire un PC de grande marque avec des composants hors de prix), soit vous entrez en enfer.

S’inspirant de la méthode de l’iPod, Microsoft exige que toute la chaîne matérielle soit certifiée pour accepter de jouer un contenu HD (lecteur HD-DVD ou Blu-Ray, carte vidéo HDCP, controleur son HDCP et même… écran HDCP !).

Mais à la différence d’Apple, Microsoft ne maitrise pas le matériel sur lequel tourne son OS. Donc le principe est simple : pas de hardware 100% compatible, pas de films en HD…

Un article décoiffant a démontré l’ensemble des ces problèmes et prouve par A+B qu’il est quasiment impossible de posséder une configuration compatible, faute de matériel suffisamment sécurisé (même les cartes graphiques haut de gamme certifiées HDCP ne sont pas assez sûres pour autoriser une lecture HD).

A l’heure où les films et séries en HD pullulent sur les newsgroups et où même Apple abandonne à grands pas son modèle de vente avec DRM, on se demande où va Microsoft. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c’est que si vous achetez Vista pour des raisons multimédia, il est plus que temps d’attendre…

4 – Un affichage de jeu vidéo

La fameuse interface Aero qui utilisent les capacités 3D de la carte graphique pour afficher le bureau souffre de l’approximation caractéristique de ce type d’affichage.

Pour proposer quelques effets d’utilité douteuse, Microsoft impose un rendu graphique qui se révèle très inégal d’une application à l’autre.

Les polices lissées via Cleartype sont la plupart du temps floues, pour ne pas dire illisibles dans les petites tailles.

Mais surtout, le problème numéro 1 viens du hardware. N’importe quel gamer sait à quel point l’affichage 3D requiert des ressources matérielle conséquentes. Ce n’est pas le cas de la plupart des configurations « normales » car tout le monde ne choisit pas de mettre 600€ dans sa carte vidéo.

5 – Les éditeurs de logiciels ne jouent pas le jeu

Si la rétro-compatibilité est souvent excellente (tant qu’on ne touche pas à des propriétés système avancées), il n’en reste pas moins que la plupart des éditeurs (et non des moindres) n’ont tout simplement pas préparé leurs logiciels pour Vista.

Les icônes des logiciels, par exemple, sont pour la plupart encore à la norme Windows XP.

Si vous achetez un portable pré-équipé de Vista et de la version de démo de Norton, vous aurez la surprise d’avoir une icône dégueulasse dans votre barre des tâches. Même s’il est probable que vous le supprimerez pour installer un vrai anti-virus, il n’en reste pas moins que l’expérience est plus que déceptive pour l’end user de base.

Ceci est également vrai pour les interfaces elles-mêmes, qui s’avèrent souvent bien peu compatibles avec le « look and feel » de Vista.

Encore une fois, c’est une énorme différence avec Apple, qui, lorsqu’il a sorti son premier MacOs X, a bénéficié de l’incroyable dynamisme de sa communauté de développeurs.

6 – Une politique sécuritaire à contre-courant

Si Linux souffre de peu de failles de sécurité, c’est pour une raison très simple : l’architecture du système est simplissime et les responsabilités sont bien définies, du noyau à l’utilisateur final, en passant par les logiciels. L’administrateur de la machine décide à 100% de sa politique de sécurité et il est facile de configurer une machine Linux en véritable Fort Knox.

Microsoft, en véritable Sarkozy du logiciel, a toujours choisi la méthode inverse : le contrôle et la répression. Et sous Vista, on atteint des sommets : gel complet du PC à la moindre « alerte », firewall omniprésent, incitation à choisir les programmes anti-virus de la marque…

Pour la liberté, vous repasserez…

Ces arguments incitent donc à attendre un service pack et une meilleure diffusion de l’OS avant de l’installer. Tant mieux, ça vous laissera le temps d’économiser pour acheter une nouvelle config !

Vous noterez que je n’ai pas parlé du prix de Vista parmi ces raisons. C’est parce que si êtes prêt à mettre 3000€ dans une configuration, vous ne devriez pas être gêné de dépenser 10% de cette somme pour votre système d’exploitation.

Google Bloc-Note quitte la beta

Petit outil bien pratique pour les titulaires d’un compte Gmail, l’extension bloc-note de Google est disponible pour tous les utilisateurs depuis hier.

La fonction de cet outil est de vous permettre de collecter des informations issues de pages web dans un bloc note pour une utilisation ultérieure.

Son utilisation est extrêmement simple : une fois l’extension installée, il vous suffit d’ouvrir le bloc note (depuis l’icone ajoutée en bas à droite de votre navigateur).

Ensuite il vous suffit de sélectionner un contenu (texte, image, flash…) avec votre souris, puis de cliquer sur collecter. Le contenu sélectionné est automatiquement ajouté à votre bloc note courant.

Le bloc note de Google Vous pouvez également activer un lien dans le menu contextuel, en faisant un clic-droit sur l’icône du bloc-note et en chaisissant « Activer le bouton A noter ». Un bouton apparaîtra également en bas de votre sélection pour un ajout en 1 clic.

Vous pouvez créer plusieurs blocs-notes si vous souhaitez définir des catégories. De plus, comme le bloc note est rattaché à votre compte google, vous pouvez le retrouver sur plusieurs ordinateurs.

Comme toujours avec les produits Google, vous acceptez que vos données soient stockées sur leurs serveurs. Donc si vous êtes pointilleux sur votre vie privée, passez votre chemin.

Le monde merveilleux du Conseiller de mise à niveau Windows Vista 1.0

Si vous vous êtes bien fait bourrer le mou par les millions de dollars dépensés par Microsoft pour promouvoir Vista, vous en êtes peut être à vous dire : « Et si je sautais le pas ? ».

Pour vous aider dans ce choix difficile, les géniales équipes marketing de Microsoft ont sorti un petit logiciel de derrière les fagots : le Conseiller de mise à niveau Windows Vista 1.0.

Déjà, rien que le nom, ça fait froid dans le dos… Mais bon, bref, ce charmant utilitaire a pour fonction de vérifier votre système et de vous offrir gratuitement (si si !) un diagnostic pour savoir si votre ordinateur est capable de faire tourner Vista.

Dans les milieux bien informés, on prétend que le Vista « final » tiens plus de la Beta que du système d’exploitation stable. Apparemment, le Conseiller de mise à niveau n’échappe pas à la règle : ce n’est ni fait ni à faire…

Commençons par la base, l’interface :

Nous avons donc un joli « niveauc » qui s’affiche… Non, non, ce n’est pas moi qui ai fait une faute de frappe, il y a bien écrit « niveauc ». Regardez bien.

Bon ça met dans l’ambiance. Je lance donc le scan de mon ordinateur pour savoir si, oui ou non, j’aurais droit à l’éveil ou si je devrais rester enfoui dans le monde des ténèbres.

Quelques minutes, mouais disons un bon quart d’heure, plus tard le verdict est là. On me conseille, parmi les nombreuses versions, la « Professionnelle ». Chouette ! Ne serait ce pas parce que j’ai Windows XP Pro ? Car j’ai toutes les qualités requises pour faire tourner Ultimate, le phallus billgatien ultime !

Mais bon, je peux changer si je veux… Mais tiens, c’est quoi cette édition « Professionnel N » ? Bizarre… Ahhh, voilà : c’est la version spéciale « deal anti concurrence signé avec la Communauté Européenne », c’est à dire sans Windows Media Player. Je l’acheterais volontier (vu que j’utilise tout sauf WMP), mais elle est dure à trouver…

Bon bref, continuons avec ma config :

Chouette ! je peux bénéficer de « l’expérience utilisateur Aero ». Bref, j’ai le droit de bénéficier de ce système qui affiche mon bureau comme un jeu vidéo, avec des polices ultra-floues ? Tout ça pour un pauvre effet 3D censé remplacer mon Alt-Tab ? Trop fort !

Passons aux périphériques. Disposant d’un Dell de bonne facture grâce à mon généreux employeur, je n’ai pas de souci à me faire. Du moins c’est ce que je me dit à priori. Si Dell n’est pas calé avec Microsoft sur Vista, alors qui le sera ?

Argh ! Il y en a 7 ! Il ne me reste plus qu’à prier pour que les mises à jour existent bien chez Dell.

Maintenant, les logiciels. Apparemment tout va bien, sauf tous les softs directement liés au matériel (Nero, Daemon Tools…). Mais, qu’est-ce que je vois ?

Bon, admettons que Windows Messenger ne soit pas compatible. Mais il n’y a personne chez Microsoft qui a vu qu’il sortait dans la liste ? La moindre des choses aurait été de rendre cette incompatibilité transparente pour l’utilisateur, mais là, je vous garanti que la plupart des gens traduiront ça par « MSN marche plus… ».

Bon je vais arrêter là, car je crois que vous avez compris le message : si vous voulez vous dégouter de Vista, téléchargez le super conseiller ! Il fera le job mieux que personne.

Firefox 2.0.1 est sorti

Même si l’annonce n’en a pas encore été faite, la fondation Mozilla est en train de déployer la première mise à jour de Firefox 2 sur tous ses miroirs FTP.

Corrigeant plus de 150 bugs, dont 42 faisaient carrément planter le logiciel, cette version s’annonce comme plus stable, ayant bénéficié des nombreux retours d’utilisateurs.

Si vous ne pouvez (ou ne voulez) pas attendre pour faire la mise à jour, vous trouverez toutes les distributions à jour sur ce serveur ftp.

Si, comme moi, vous avez constaté une certaine instabilité du nouveau Firefox (bien que compensée par la fonction de restauration de la session en cas de crash), vous pouvez d’ores et déjà installer la nouvelle version.

Google sort un IE7 « optimisé »

On connaissait bien le bundle « Firefox avec la barre d’outils Google », qui fait les profits de nombreux abonnés au programme Adsense…

Microsoft ayant été forcé d’ouvrir son nouveau navigateur aux technologies de recherche concurrentes, Google vient de refaire le coup en proposant une version « optimisée » d’IE7.

Google optimise IE7

En fait d’optimisation, il s’agit surtout pour Google de vous proposer IE7 avec Google comme moteur de recherche par défaut, la page d’accueil personnalisable de Google et, bien entendu, la Google Toolbar.

Bref, une série d’ajouts ou de modifications à la portée de n’importe quel apprenti geek. Mais on se doute que Google cible plutôt le grand public en essayant de court-circuiter Microsoft, en pleine campagne d’upgrade vers IE7.

Pour l’instant réservé à la version anglaise d’Internet Explorer, on se sait pas si cette nouvelle offre sera ajoutée aux programmes de parrainage d’Adsense.

Si c’est le cas (et c’est plus que probable), on peut penser que Google réussira, à travers son réseau, à diffuser un bon paquet d’IE7 customisés avant que Microsoft ait fini d’évangéliser la planète à coup de Windows Update…

AVG Antivirus restera gratuit après le 15 janvier…

On lit un peu partout en ce moment que le célèbre antivirus AVG, gratuit pour un usage personnel, cessera d’être gratuit à partir du 15 janvier.

Il s’agit en fait d’une confusion, principalement due à la communication peu claire d’AVG, qui souhaite manifestement profiter de sa nouvelle version pour inciter ses utilisateurs à passer sur une solution plus complète, mais payante. C’est en tout cas, ce qui apparaît dans les alertes du logiciel.

En effet, AVG cessera bien de maintenir son logiciel dans sa version 7.1 le premier janvier, mais la nouvelle version (7.5) est d’ores et déjà disponible en version gratuite.

Il vous suffit donc de désinstaller la version 7.1 et de réinstaller la version 7.5 pour continuer de bénéficier gratuitement de la protection de cet excellent antivirus, bien plus rapide et moins envahissant que la plupart des solutions payantes, à commencer par Norton Antivirus. De plus, c’est un des rares antivirus à être disponible pour Windows comme pour Linux.

Si vous n’êtes pas encore équipé d’un antivirus gratuit, sachez que d’autres alternatives existent, comme Antivir ou Avast (en français).

Vlite : une cure d’amincissement pour Vista

On l’a dit et répété : Windows Vista est gourmand, très gourmand… En RAM, en espace disque, en puissance processeur… A croire que Microsoft l’a créé dans l’unique but de booster les ventes de PC survitaminés.

Mais si l’on y regarde de plus près, toute cette débauche de mémoire est souvent utilisée pour des fonctionnalités dont on peut se passer…

En effet, Microsoft a voulu concevoir un système hyper complet, ce qui explique d’ailleurs son retard phénoménal. Mais l’utilisateur lambda n’a pas nécessairement besoin de toutes ces fonctionnalités, qui sont d’ailleurs souvent des adaptations de sharewares ou de logiciels remplissant parfaitement leurs fonctions sous XP.

Heureusement, Vlite a été développé pour maîtriser cette inflation de la richesse fonctionnelle du nouveau système d’exploitation de Microsoft.

Son principe est simple : Vlite supprime les composants indésirés avant même l’installation du système. En fait, le logiciel recrée une image ISO du système, allégé des fonctionalités non essentielles.

Pour l’utiliser, il vous suffit de copier Vista du DVD d’installation vers votre disque dur. Ceci fait, indiquez le dossier à Vlite, qui s’empressera de l’analyser. Ensuite, il vous suffit de cliquer sur l’onglet ‘Components’ qui affiche les (nombreux) programmes que vous pouvez retirer le l’installation. En faisant passer votre souris sur les programmes vous aurez un apercu de leurs fonctions. Certains sont affichés en rouge : cela signifie que leur suppression risque d’affecter le fonctionnement du système, généralement avec des explications dans le texte.

Les composants sont classés par catégories comme ‘Drivers’, ‘Multimedia’ ou ‘Games’ (jeux). Quand vous sélectionnez un composant pour le supprimer, sa taille s’affiche. Par exemple (voir copie d’écran ci dessous), le module « Tablet PC » (qui permet d’utiliser un stylet sur un écran tactile, donc a priori pas votre cas, pèse plus de 400 Mo !

Vlite

Une fois votre sélection terminée, vous aurez deux options pour créer votre nouvelle image. Si vous choisissez de reconstruire les fichiers d’installation, vous obtiendrez une ISO plus légère que le DVD original, dans l’autre cas ce sera la même taille. Quel que soit votre choix, les fonctionnalités choisies seront bien supprimées lors de l’installation.

Le développeur affirme sur son site que l’on peut créer une installation de Vista proche de la taille d’un CD (environ 900 Mo).

Pourquoi les Start-ups n’utilisent-elles jamais Oracle ?

Oracle est la meilleure de base de données du monde. Tout le monde s’accorde pour le dire et il suffit d’en voir une rapide présentation par un expert pour s’en rendre compte. Rapide, robuste, complète et incroyablement bien concue, Oracle reste l’outil ultime de celui qui gère de gros volumes de données.

Mais voilà, les start-ups ne l’utilisent jamais, lui préférant quasi systématiquement ses concurrents open-source, MySQL ou PostGreSQL.

Pour avoir fait l’expérience de tractations avec Oracle dans le cadre de mon travail (où il s’agit de remplacer, éventuellement, MySQL), il est évident que cette société ne prend absolument pas en compte la problématique des sites web, surtout à gros trafic.

Plus habitué à équiper des hôpitaux ou des usines, Oracle axe son offre sur des possibilités d’interconnexion de bases de données, de consolidation, de gestion d’infrastructure. Bref, autant d’arguments qui sont complètement inopérants dans le cadre d’une application web, qui est généralement développée « from scratch ».

Le modèle de vente est également complètement ahurissant quand vous êtes habitué à une base de données gratuite. Je pensais que Microsoft possédait la palme, mais j’ai découvert qu’ils avaient un maitre.

Le principe est simple, tout tourne autour de la base de données Oracle10g, auquel vous devez ensuite ajouter des « plugins » (entre guillemets car, vu les tarifs, le terme est un peu réducteur).

La facturation se fait au processeur. Si vous avez un site à fort trafic, donc avec plus de 4 processeurs, vous devez obligatoirement choisir la base donnée en version Enterprise. Admettons que votre base de donnée tourne sur 3 serveurs biprocesseurs, ce qui vous fait un total de 6 processeurs. Le tarif de la base de donnée est de 31 172 €HT, donc avec 6 processeurs, vous tournerez autour de 187 000 €HT.

Ensuite, pour bénéficier à fond de la technologie Oracle, il vous faut les faire tourner en cluster (répartition de charge entre les différents serveurs). Le « plugin » nécessaire s’appelle RAC (Real Application Cluster) et est vendu au tarif de 15 586 €HT. Encore une fois, c’est par processeur, donc un total de 93 516 € HT pour vos six processeurs.

Vous voilà rendu, avec le strict minimum, à un montant colossal de plus de 280 000 €HT !

Vous vous dites, ouf, c’est fini ? Non, car il faut encore payer le support, 56 000 €HT, soit 20% de la somme investie, par an, et ce à vie !

Et encore, ce n’est que le strict minimum auquel peuvent s’ajouter de multiples « plugins » aux tarifs tout aussi pharaoniques et fonctionnant sur le même principe de facturation par processeur. Si par exemple vous voulez faire du datamining et de la BI (Business Intelligence), ajoutez un bon 40 000 €HT (par processeur).

Alors évidemment, quand deux étudiants ont une idée et la développent au fond d’un garage, ils ont tendance à choisir plus facilement une alternative gratuite.

Et quand vient le temps des investisseurs, qui eux vont exiger Oracle pour des raisons plus politiques que technique, il faudra tout recommencer. Ce qui impliquera de nouveaux coûts, de développement cette fois-ci, car le portage d’une base vers une autre n’a rien d’une intervention anodine et exige beaucoup de debuggage et de benchmarking des performances.

Il me semble regrettable qu’Oracle ne prenne pas en compte cette problématique des start-ups en proposant son produit phare à un tarif abordable pour les acteurs d’Internet, pour qui la notion de processeur est ingérable, en raison du volume énorme de données traitées.

Mais avec des parts de marché en chute libre sur les bases Internet, gageons qu’Oracle trouvera à moyen terme une solution spécifique pour ce type de problématique. En tout cas, tant que la situation restera en l’état, on peut prévoir de beaux jours pour les bases de données libres.

Le monde merveilleux des éditions de Windows Vista

Windows Vista Editions Autrefois, quand vous vouliez vous acheter un système d’exploitation Microsoft, c’était simple : vous achetiez Windows 98 et le tour était joué. Avec Windows XP sont apparues les « éditions », mais dans un registre encore accessible : Home ou Pro. Les différences étaient minimes et effectivement liées au domaine professionnel.

Mais la compliquite aigüe Microsoftienne a encore frappé. Histoire de rendre son offre la plus incompréhensible possible, ce ne sont pas moins de 8 versions différentes qui pourront vous être proposées.

Vous pouvez d’ailleurs avoir une pensée émue pour les vendeurs de chez Auchan ou carrefour qui auront bientôt à maîtriser les subtilités des différentes éditions de Vista.

Commencons par l’anecdotique version Windows Vista Starter. Cette version réservée aux pays en voie de développement, comme la Russie ou le Brésil, ne sera pas disponible en Europe. Il s’agit d’un Vista « à minima » avec une limite de 256 MO de Ram maximum et qui ne supporte que d’anciens modèles de processeurs. Attention à ne pas l’acheter pour son prix imbattable lors d’un voyage : elle est inutilisable sur un PC moderne.

Viennent ensuite les versions Windows Vista Home Basic et Windows Vista Home Pro. la différence entre les deux éditions réside dans les fonctions multimédia évoluées (support HDTV, authoring DVD, etc…). Il y a également une différence de prise en charge de la RAM, limitée à 8go sur Home Basic pour 16 go sur Home Pro (limitation particulièrement difficile à comprendre, les systèmes personnels avec plus de 8go de RAM devant être plutôt rares… On se demande vraiment d’où ils sortent des idées pareilles, on se croirait chez Oracle).

Attention, maintenant ça se complique avec les gammes professionnelles :

Windows Vista Business est le remplacant de Windows XP Professionnel. Il inclue toutes des fonctionnalités de Home Pro, à l’exception de l’interface windows Media Center, et inclue des fonctions de fax et le serveur web maison IIS.

Vient ensuite Windows Vista Enterprise, qui possède les mêmes caractéristiques que Vista Business, en ajoutant la possibilité de choisir sa langue pour l’interface, l’encryption des données sur disques et un support de communications Unix.

Et enfin, le Graal, le top du top, j’ai nommé : Windows Vista Ultimate. Il s’agit en fait d’une version qui combine le meilleur des versions Home Pro et Enterprise, en ajoutant quelques goodies.

Ouf, terminé ?

Non, car il reste les versions N (Windows Vista Home Basic N et Windows Vista Business N), réservées à l’Europe, et qui sont livrées sans Windows Media Player, afin de respecter les règles de la concurrence définies par la Communauté Européenne. Inutile de dire que ces versions ont de très faibles chances de vous être proposées.

Les différences de tarifs entre les versions de base (Home Basic) et la version Ultimate varieront sur une échelle de 200€ environ.

On se demande vraiment par quelle moulinette marketing infernale est passé Windows Vista pour arrriver à ce résultat pitoyable. Steve Jobs doit être mort de rire !

Surtout que l’un des grands avantages de Windows sur Linux a toujours été la simplicité de choix. Face aux dizaines de distributions Linux disponibles, avec leur dizaines de windows managers, choisir Windows semblait la voie de la simplicité.

Résultat : aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de choisir son Ubuntu que son Windows Vista…

CrazyEgg : une nouvelle façon d’analyser le comportement de vos visiteurs

Traditionellement, les outils de statistiques web s’intéressent à l’évolution du visitorat dans le temps. Ils présentent des graphiques présentant l’évolution des visites et compilent des données moyennes qui sont importantes pour les administrateurs de site web : types de navigateurs, systèmes d’exploitation, etc.

Leur capacité d’analyse comportementale se résume le plus souvent à définir des « parcours types », une information essentielle pour les webmasters et, surtout, les responsables marketing.

CrazyEgg est un nouvel outil qui apporte une vision comportementale très intéressante, à travers l’analyse « géographique » des clics des internautes sur une page web.

Le principe de fonctionnement est simple : CrazyEgg enregistre les coordonnées en pixels de chaque lien (y compris dans les éléments en Flash) et présente les statistiques directement au dessus de la page concernée.

Les statistiques Crazyegg en action...

Il est également possible d’afficher une « heatmap » qui permet de visualiser les zones « chaudes » de la page étudiée :

La heatmap crazyEgg

(les stats étant récentes sur Web Interdit, l’image n’est pas très significatives, voici un meilleur exemple provenant du site de l’éditeur)

En regardant en détail, on voit que l’outil analyse la position individuelle de chaque clic :

Example de clics individuels sur CrazyEgg

Ces informations apportent un éclairage nouveau sur la façon dont les visiteurs « voient » votre site. elles peuvent être d’un grand secours pour améliorer le positionnement d’annonces publicitaires ou pour optimiser la navigation.

Par contre, elles ont le défaut d’être « page centric », si votre page évolue dans le temps (par exemple la page d’accueil d’un blog), les informations seront erronées. Elles restent néanmoins parlantes pour les zones fixes de l’interface.

CrazyEgg peut se tester gratuitement (jusqu’à 5000 visites suivies par mois). Des formules payantes sont disponibles pour les plus gros volumes.