Même si Vista provoque un mouvement de rejet parfois exagéré sur le web, il n’en reste pas moins qu’il y a de bonnes raisons d’attendre pour sauter le pas.
Voici 5 raisons majeures qui devraient vous inciter à conserver votre Windows XP encore quelque temps, voire de passer à Linux si vous voulez un système plus simple et plus ouvert.
1 – Le manque de support en ligne
Quand vous avez un problème ou un message d’erreur sous XP, la réponse se trouve sur Google dans 95% des cas. On en est, et c’est bien normal, très loin pour Vista. Le système est jeune et il faudra au moins un an pour qu’une base documentaire solide s’établisse sur les forums et autres sites d’entraide.
Surtout que les geeks qui répondent sur ce type de forum n’adhèrent généralement pas à Vista et préfèrent rester sur XP. Donc si vous avez un problème technique, n’espérez pas trouver la solution sur le web.
2 – De sérieux problèmes de drivers
Vista a considérablement complexifié la gestion des drivers, notamment ceux destinés au périphériques multimédia, en raison de sa politique de DRM.
Les drivers unifiés (un driver ATI pour toute une gamme de la marque) avaient mis des années à s’imposer sur XP (à partir du Service Pack 2) et simplifiaient considérablement la vie des utilisateurs.
Avec Vista, la fête est finie : pour que leurs drivers soient certifiés par Microsoft, les fabricants doivent désormais montrer patte blanche avec des pilotes respectant un cahier des charges infernal.
Evidemment, le cout supplémentaire de ces drivers sera supporté par les acheteurs, sans parler du matériel un peu ancien, qui n’aura sans doute droit qu’à des pilotes au rabais.
3 – Une politique 100% DRM insensée
Les DRM façon Microsoft c’est très simple : où vous achetez une configuration ayant reçu la bénédiction de la firme de Redmond (c’est à dire un PC de grande marque avec des composants hors de prix), soit vous entrez en enfer.
S’inspirant de la méthode de l’iPod, Microsoft exige que toute la chaîne matérielle soit certifiée pour accepter de jouer un contenu HD (lecteur HD-DVD ou Blu-Ray, carte vidéo HDCP, controleur son HDCP et même… écran HDCP !).
Mais à la différence d’Apple, Microsoft ne maitrise pas le matériel sur lequel tourne son OS. Donc le principe est simple : pas de hardware 100% compatible, pas de films en HD…
Un article décoiffant a démontré l’ensemble des ces problèmes et prouve par A+B qu’il est quasiment impossible de posséder une configuration compatible, faute de matériel suffisamment sécurisé (même les cartes graphiques haut de gamme certifiées HDCP ne sont pas assez sûres pour autoriser une lecture HD).
A l’heure où les films et séries en HD pullulent sur les newsgroups et où même Apple abandonne à grands pas son modèle de vente avec DRM, on se demande où va Microsoft. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c’est que si vous achetez Vista pour des raisons multimédia, il est plus que temps d’attendre…
4 – Un affichage de jeu vidéo
La fameuse interface Aero qui utilisent les capacités 3D de la carte graphique pour afficher le bureau souffre de l’approximation caractéristique de ce type d’affichage.
Pour proposer quelques effets d’utilité douteuse, Microsoft impose un rendu graphique qui se révèle très inégal d’une application à l’autre.
Les polices lissées via Cleartype sont la plupart du temps floues, pour ne pas dire illisibles dans les petites tailles.
Mais surtout, le problème numéro 1 viens du hardware. N’importe quel gamer sait à quel point l’affichage 3D requiert des ressources matérielle conséquentes. Ce n’est pas le cas de la plupart des configurations « normales » car tout le monde ne choisit pas de mettre 600€ dans sa carte vidéo.
5 – Les éditeurs de logiciels ne jouent pas le jeu
Si la rétro-compatibilité est souvent excellente (tant qu’on ne touche pas à des propriétés système avancées), il n’en reste pas moins que la plupart des éditeurs (et non des moindres) n’ont tout simplement pas préparé leurs logiciels pour Vista.
Les icônes des logiciels, par exemple, sont pour la plupart encore à la norme Windows XP.
Si vous achetez un portable pré-équipé de Vista et de la version de démo de Norton, vous aurez la surprise d’avoir une icône dégueulasse dans votre barre des tâches. Même s’il est probable que vous le supprimerez pour installer un vrai anti-virus, il n’en reste pas moins que l’expérience est plus que déceptive pour l’end user de base.
Ceci est également vrai pour les interfaces elles-mêmes, qui s’avèrent souvent bien peu compatibles avec le « look and feel » de Vista.
Encore une fois, c’est une énorme différence avec Apple, qui, lorsqu’il a sorti son premier MacOs X, a bénéficié de l’incroyable dynamisme de sa communauté de développeurs.
6 – Une politique sécuritaire à contre-courant
Si Linux souffre de peu de failles de sécurité, c’est pour une raison très simple : l’architecture du système est simplissime et les responsabilités sont bien définies, du noyau à l’utilisateur final, en passant par les logiciels. L’administrateur de la machine décide à 100% de sa politique de sécurité et il est facile de configurer une machine Linux en véritable Fort Knox.
Microsoft, en véritable Sarkozy du logiciel, a toujours choisi la méthode inverse : le contrôle et la répression. Et sous Vista, on atteint des sommets : gel complet du PC à la moindre « alerte », firewall omniprésent, incitation à choisir les programmes anti-virus de la marque…
Pour la liberté, vous repasserez…
Ces arguments incitent donc à attendre un service pack et une meilleure diffusion de l’OS avant de l’installer. Tant mieux, ça vous laissera le temps d’économiser pour acheter une nouvelle config !
Vous noterez que je n’ai pas parlé du prix de Vista parmi ces raisons. C’est parce que si êtes prêt à mettre 3000€ dans une configuration, vous ne devriez pas être gêné de dépenser 10% de cette somme pour votre système d’exploitation.
Vous pouvez également activer un lien dans le menu contextuel, en faisant un clic-droit sur l’icône du bloc-note et en chaisissant « Activer le bouton A noter ». Un bouton apparaîtra également en bas de votre sélection pour un ajout en 1 clic.

Autrefois, quand vous vouliez vous acheter un système d’exploitation Microsoft, c’était simple : vous achetiez Windows 98 et le tour était joué. Avec Windows XP sont apparues les « éditions », mais dans un registre encore accessible : Home ou Pro. Les différences étaient minimes et effectivement liées au domaine professionnel.