C’est hier lors de la Mac World Expo de san Francisco que Steve Jobs a annoncé et présenté les premiers mac à processeurs Intel.
A tout seigneur, tout honneur, c’est l’iMac qui ouvre la danse, avec un processeur double cœur, l’Intel Core Duo (Yonah) cadencé à 2 GHz, avec 2 Mo de cache de niveau 2 sur chaque cœur. Il est annoncé 2 à 3 fois plus rapide qu’un iMac G5. Par contre, le design et les caratéristiques (iSight intégrée notamment) restent identiques. Les prix et les surfaces d’écrans restent inchangés.

L’autre révélation, sûrement la plus attendue, fut celle du successeur du Powerbook G4, le MacBook Pro. Il adopte un processeur Intel Duo Core 1,67 GHz ou 1,83 GHz. Il serait ainsi quatre à cinq fois plus rapide que son prédécesseur ! Mais il faut dire que le G4 était plus que vieillissant, l’inadéquation de la puce G5 aux portables ayant été l’un des arguments majeur du switch vers Intel. Concernant le look, malgrès un léger reliftage, il s’agit toujours d’un bon vieux Powerbook, avec toutefois une iSight intégrée. Pour l’obtenir, il va falloir faire preuve d’un peu de patience : le MacBook Pro ne sera disponible que le mois prochain. En espérant qu’Apple tienne ses délais. Les prix sont de 2 149 € ou de 2 699 € selon le modèle.

Comme à son habitude, la marque à la pomme joue habilement de son sens marketing, en arrivant à proposer des produits « plus puissants » pour un prix identique. Dans l’esprit de beaucoup cependant, le passage à la norme Intel aurait plutôt dû jouer en faveur de prix plus abordables. Mais Apple sait très bien que l’attente suscitée par ces nouveaux modèles lui permet d’avoir le beurre… et l’argent du beurre !
Concernant le lourd dossier du portage des applications vers cette nouvelle plateforme, les nouvelles sont plutôt rassurantes. Le système est prêt, les iApps aussi : iLife ’06 et iWork ’06 tournent aussi bien sur un iMac G5 qu’un iMac Intel : elles sont universelles. Quark fournit d’ores et déjà une bêta de son Xpress codée en universal binaries. Les applications Pro d’Apple, Final Cut Pro, Aperture, par exemple, seront prêtes en mars. Quant aux autres applications, l’Office de Microsoft, le Photoshop d’Adobe, par exemple, Steve Jobs s’est voulu rassurant : en attendant les prochaines versions, elles tourneront sans problème grâce à Rosetta. Mais de toute façon, les machines présentées n’ont pas vocation à être utilisée en production professionnelle.

