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Annoncer sur Google Adwords : attention au choix de votre interlocuteur

Si vous utilisez Google (ce qui paraît évident), vous connaissez Adwords. C'est le système qui permet à des annonceurs d'enchérir sur des mots clés pour diffuser les annonces publicitaires à droite des résultats de recherche (aussi appellés liens sponsorisés).

Si vous avez un projet impliquant une campagne Adwords avec de grosses dépenses, faites bien attention à la "business unit" à laquelle vous vous adressez.

Il y a le self-service (appellé online en interne chez google). C'est le plus connu et c'est celui sur lequel vous allez créer votre compte si vous le faites en ligne.

Ce service est géré depuis le siège Européen de Google, à Dublin en Irlande.

Par défaut, un compte créé chez eux sera en mode carte de crédit. Attention ! Si vous choisissez ce mode de paiement, vous ne pourrez JAMAIS en changer. Il faudra créer un autre compte. C'est particulièrement ennuyeux car vous perdrez vos statistiques et surtout vos CTR (taux de tranformation entre les affichages et les clics), qui sont le nerf de la guerre sur Adwords.

Ce système peut se révéler un vrai problème, les banques françaises détestant les paiements récurrents à l'étranger par carte de crédit.

Sous certaines conditions, le self service peut vous proposer un pré-paiement par transfert bancaire. Encore une fois, attention, le délai de transfert des fonds est de 10 jours. Si vous épuisez votre crédit précédent avant que le compte ne soit crédité, vous disparaissez des écrans.

Si vous êtes capables de montrer patte blanche (au moins 3000€ de dépenses mensuelles depuis 3 mois, bilan impeccable) vous pourrez accéder au Saint Graal : le post-paiement.

L'antenne commerciale de Paris a un comportement différent : elle offre plus de proximité et de souplesse. Mais elle est réservée aux grands comptes, ou aux comptes qui présentent un fort potentiel de développement. Si c'est votre cas, il faudra être convaincant. Elle vous acceptera certainement sur un mode de pré-paiement.

De plus, à Paris, vous bénéficierez d'un accompagnement personnalisé dans l'élaboration de vos campagnes.

Par contre, attention : il est IMPOSSIBLE de transférer un compte vers Paris si vous avez (ou avez déjà eu) un compte en Irlande. La vérification se fait au niveau de votre numéro de TVA et de vos url, donc pas moyen de tricher.

Donc si vous avez un projet qui potentiellement pourrait générer de fortes dépenses dans le futur, prenez le temps de contacter l'une ou l'autre des unités AVANT de créer votre compte. Mieux vaut créer un compte en prépaiement en Irlande plutôt qu'un compte par carte bancaire, qui sera voué à une congestion certaine.

Note : vous l'aurez compris, cet article ne s'applique que pour les entreprises françaises.

Rapidshare : le nouveau repère des pirates du web...

Basé en Allemagne, Rapidshare est le leader d'un juteux business : l'hébergement gratuit de fichiers destinés aux internautes.

Le principe est simple : vous uploadez un fichier sur leurs serveurs (c'est gratuit) et vous communiquez l'adresse à qui vous voulez... Les fichiers ont une rétention longue, a partir du moment où ils sont téléchargés au moins une fois par période de 30 jours.

La personne qui voudra télécharger se verra imposer des limites (secondes d'attentes avant de télécharger, limite de 30 mégas par heure...). C'est là qu'entre en scène le compte premium, qui permet de télécharger à volonté, un peu comme Giganews pour les binaires (lire notre article).

Par contre, il n'existe pas de moteur de recherche parmis les fichiers Rapidshare : il faut glaner les adresses sur le web. Par exemple, dans le domaine du porno, l'excellent et décalé Journal du porn en propose des dizaines...

Bien sûr, de nombreux autres fichiers sont disponibles, il suffit de fouiner un peu dans Google et les newsgroups.

Ce type de service permet de diffuser des fichiers lourds (DVD par exemple) et offre une grande discrétion : encore une brêche à combler pour les combattants anti peer-to-peer.

C'est d'ailleurs sans doute pour ça que Free a choisi une rétention de 24 heures pour son nouveau service d'échange de fichiers, qui lui, est gratuit dans les deux sens.


Seamonkey : le grand retour de Netscape Communicator

Il y a quelques années, alors que Windows 98 régnait sur le monde, Explorer était encore balbutiant. Malmené juridiquement et techniquement instable, il opérait sous le joug d'un seul maître : Netscape Communicator. La volonté et les investissements de la firme de Redmond furent tels qu'aujourd'hui Windows XP et Explorer concentrent 95% des utilisateurs de l'Internet. Enfin, concentraient... jusqu'à l'arrivée de Firefox, né des cendres de Netscape laissées à la disposition de la communauté du logiciel libre.

Mais revenons en à Netscape Communicator. Ce logiciel était à l'époque l'Office d'Internet : il intégrait tous les besoins de l'internaute en un seul programme. Ainsi il gérait la navigation sur le web, mais aussi les mails, les newsgroups et permettait de composer des pages web avec une interface WYSIWYG.

Son implantation, au moins chez les pros du web, était majoritaire. En effet, déjà, le logiciel était stable, complet et conformes aux standards de l'époque.

Après la disparition de Netscape dans la tornade de l'éclatement de la bulle des années 2000, les développements de la société ne furent pas perdus. Après le rachat de Netscape par AOL, la fondation Mozilla fut crée afin de livrer à la communauté open-source l'ensemble des acquis de Netscape en terme de logiciels clients.

Depuis 2003, la fondation Mozilla a concentré ses efforts sur son produit phare : Firefox. Challenger direct d'Internet Explorer et particulièrement résistant aux nombreuses failles de son concurrent, il a très rapidement pris une place importante. En effet, les utilisateurs de windows XP constatent les uns après les autres qu'ils n'ont plus de problèmes avec leur PC quand ils utilisent Firefox, ce qui est un argument plus que convaincant.

Dans le même esprit, les développeurs de la fondation on développé un client mail sur les mêmes bases : Thunderbird.

Mais tout ceci, quoique déjà impressionant, restait loin de l'intégration de la suite Netscape Communicator. La fondation mozilla avait dès sa création lancé le successeur de Communicor (la Mozilla Suite), mais son développement stagnait, la fondation étant concentrée essentiellement sur Firefox. Un groupe de dévelopeur a décidé de reprendre le projet, avec la bénédiction de la fondation et de lui redonner vie sous un nouveau nom (et bien sur de nouvelles bases techniques). C'est le projet Seamonkey.

La première version grand public de Seamonkey est disponible depuis le 30 janvier et peut être téléchargée depuis les serveurs de Mozilla. La première surprise quand on lance Seamonkey, c'est que l'interface est exactement similaire à celle de son ancêtre :

L'interface de Seamonkey

C'est frappant et surprenant : logiquement on s'attend à voir un Communicator à la sauce Firefox. Pas du tout. Seamonkey reprend très exactement et pointilleusement le design de son glorieux aîné. Après c'est une question de goûts : certains adorents ce look old school, d'autres trouvent qu'il s'agit d'une énorme régression...

Mais mieux vaut y voir un clin d'oeil, car si la façade parait d'époque, l'intérieur est lui dernier cri et bénéficie des avancées de Firefox et de Thunderbird. D'ailleurs, il suffit d'installer un petit thème pour se retrouver tout de suite dans un environnement plus "actuel" :

Seamonkey version moderne...

Pour le reste, la suite intègre un client mail, un client IRC, un composeur de pages web et des outils de développements (inspecteur DOM et debugger javascript).

Comme on pouvait s'y attendre, la suite intègre de nombreux emprunts à d'autres technologies Mozilla : NVU pour Composer, Thunderbird pour le client mail, Chatzilla pour le client IRC et, bien entendu, Firefox pour le navigateur web.

Alors, faut-il (déjà) jeter votre Firefox aux orties et passer à Seamonkey ? La réponse est mitigée. D'abord, Seamonkey évolue en parallèle de Firefox, et si ses bases sont les mêmes, la plupart des extensions ne fonctionneront tout de même pas. Ensuite, le gain de productivité espéré n'est pas si flagrant : chaque ouverture d'un module génère une nouvelle fenêtre, ce qui ne change pas vraiment de l'intégration Firefox-Thunderbird.

Seamonkey s'adresse donc plutôt à des utilisateurs qui n'ont pas de trop fortes velléités de customisation. Mais par contre, quand il s'agit de remplir le rôle de "tout-en-un" internet, simple d'utilisation et rapide, Seamonkey est intéressant, d'autant qu'il tourne sur de nombreuse plateformes.

XUL : le client riche version Mozilla

Lors de la conception de Firefox, les développeurs de la fondation Mozilla ont eu la bonne idée de créer toute l'interface du logiciel dans un langage créé pour l'occasion : XUL.

Basé sur XML et Javascript, il permet de réaliser très simplement des interfaces graphiques, en offrant une impressionante gamme de balises capables de repondre aux besoins les plus complexes. Associé à l'objet xmlHttpRequest (technologie Ajax), ce jeu de balises permet de construire des applications web dynamiques très proches d'une application compilée.

Proche d'Ajax dans sa définition et ses outils communs (Javascript, CSS, etc.), XUL s'en distingue cependant sur plusieurs aspects :

Alors qu'Ajax a une vocation de compatibilité universelle, XUL ne peut s'exécuter que dans le contexte des applications de la fondation Mozilla (Firefox, Thunderbird...). C'est un avantage en terme de portabilité, les applications mozilla étant multiplateformes, mais c'est un inconvénient en terme d'universalité puisque l'application web ne fonctionnera pas dans Internet Explorer. On utilisera donc XUL dans un contexte on l'on maîtrise le navigateur utilisé par les utilisateurs (cas typique d'un Intranet par exemple). A oublier pour les sites grand public.

L'autre différence réside dans la possibilité de réaliser de véritables applications de bureau en XUL, à travers le module XULrunner de la fondation Mozilla. XULrunner vous permet de créer un véritable exécutable qui embarque le moteur logiciel Gecko qui permet de faire tourner XUL. Le meilleur exemple étant bien entendu Firefox, dont toute l'interface utilisateur a été réalisée en XUL.

XUL est donc un langage dédié à la création d'interface utilisateurs de gestion et non à l'affichage d'informations, comme l'est Ajax. En gros, il sert à concevoir des logiciels, prêts à s'exécuter dans le navigateur ou indépendamment de celui-ci. Bloxor est un bon exemple d'application XUL en ligne (lire notre article à son sujet).

Le fonctionnement de base de XUL est extrêmement simple, en voici un exemple tout bête :

<?xml version="1.0"?>

<?xml-stylesheet href="chrome://global/skin" type="text/css"?>

<window title="Ma première page en XUL"
xmlns:html="http://www.w3.org/1999/xhtml"
xmlns="http://www.mozilla.org/keymaster/gatekeeper/there.is.only.xul">

<description><html:h1>Mon premier boutton XUL</html:h1></description>

<box align="center">
<button label="Cliquez-ici" oncommand="alert('Vive Web Interdit !');" />
</box>
</window>
Il vous suffit de copier ce code dans un fichier texte, de l'enregistrer avec l'extension .xml et de le mettre sur votre serveur pour obtenir ce résultat, si toutefois vous utilisez Firefox ou un navigateur basé sur Gecko.

La lecture du code est limpide : les balises XUL s'utilisent exactement comme du HTML, mais en beaucoup plus puissant.

Vous l'aurez compris, XUL est idéal pour toutes les applications qui agissent sur de l'information formatée : finance, back office de sites web, applications de gestion... Mais attention, XUL ne s'occupe que de l'interface utilisateur. Il faudra derrière développer l'application en elle-même, que ce soit une application web basée sur php ou une application en C.

XUL est pour l'instant un langage unique, mais il devrait être rejoint par son équivalent Microsoft : XAML. Mais celui ci s'annonce, comme toujours, beaucoup plus soucieux de son intégration à Windows que du respect des technologies normatives que sont XML et CSS. En gros, XAML et XUL auront les mêmes avantages et inconvénients qu'Explorer et Firefox, mais seront incompatibles. La routine quoi...

Google Pagerank Status : une extension indispensable pour Firefox

Si vous êtes intéressé de près ou de loin au référencement naturel, vous avez besoin d'une lecture fréquente du PageRank des sites que vous visitez. Pour obtenir cette information, la méthode classique consiste à installer la Google Toolbar dans votre navigateur.

Mais dans Firefox, qui dispose déjà d'un champ de recherche (multimoteurs qui plus est), l'intérêt de la Google Toolbar complète est limité. D'autant plus que l'affichage du PageRank n'indique pas visuellement le PR effectif de la page, il n'affiche que la barre verte.

Heureureusement, une petite extension bien pratique remplit parfaitement cette fonction. Google Pagerank Status, c'est son nom, émule parfaitement cette fonction (avec vérification du checksum de l'url), exactement comme la toolbar de Google. Le pagerank est affiché en bas à droite de votre navigateur :

Google Pagerank Status

Après, c'est très simple d'utilisation, il n'y a qu'à regarder (n/a signifie que le PR n'est pas disponible, par exemple quand vous êtes sur une page protégée par un mot de passe).

Pour la désactiver, un clic droit sur l'icone suffit.

Pagerank disabled

Voilà une petite extension toute simple qui devrait vous faciliter la vie si vous benchmarkez régulièrement des concurrents ou partenaires.

Le spamdexing : attention, jeu dangereux...

Le spamdexing est une activité qui consiste à tromper les moteurs de recherche afin d'améliorer le référencement naturel d'un site.

Le principe est simple : arriver à faire figurer abusivement un site en première position, en détournant les règles de classement des moteurs.

De nombreuses techniques de spamdexing existent :

Le spamdexing "à l'ancienne"
Cette catégorie regroupe toutes les vieilles astuces consistant à truffer les pages d'un site de mots clés invisibles pour le visiteur :
  • balises meta remplies de mots-clés pas nécessairement pertinents
  • listes de mots clés dissimulées en texte blanc sur fond blanc (texte invisible)
Il faut savoir que pour les moteurs, les listes de mots clés sont désormais complètement inefficaces (elles ne passent pas le filtre des moteurs d'analyse sémantique), et vous font courir des risques de blacklistage. A éviter, donc.

Le spamdexing par le NO
Ce type de spamdexing utilise les balises d'accessibilité (NO FRAME, NO SCRIPT, NO EMBED, etc.). Il s'agit de balises HTML utilisées par les navigateurs qui ne gèrent pas certaines fonctions comme les frames ou le javascript (ce qui est le cas des robots). Ainsi, tout lien mis entre ces balises est visité par le robot (tout en restant invisible pour le visiteur lambda, équipé d'un navigateur moderne).

Si ce types de balises peut avoir un sens (dans le cas d'un site avec cadres, pour le rendre crawlable), leur utilisation doit être raisonnée. S'il s'agit de fermes de liens masqués, les conséquences peuvent être funestes. A utiliser avec discernement donc.

Le cloacking
Le cloacking consiste à délivrer une version spécifique d'un site pour un moteur de recherche. La détection du robot peut se faire en récupérant le User-agent dans les en-têtes HTTP, mais cette méthode présente des risques et peut amener à un blacklistage très rapidement. Voici un exemple de script php très simple cloackant une page pour Googlebot.

[php] <php $trouve=strpos($_SERVER["HTTP_USER_AGENT"],"Googlebot");
if($trouve!==false){
// le visiteur est Googlebot, lui présenter la page cloakée
?>
<html>
... contenu de la page cloackée...
</html>
<?php
}
else{
// le visiteur n'est pas googlebot, lui présenter la page "standard"
?>
<html>
... page HTML "standard"...
</html>
<?php
}
?>

La méthode la plus fiable consiste à identifier le robot par son adress IP. On parle alors d'IP Cloacking. Mais maintenir la liste des nombreuses IP utilisées par les robots est une tâche fastidieuse.

Le cloacking est véritablement de la triche, puisque le moteur référence des pages pour un contenu différent de celui que verront les internautes. Il est d'ailleurs souvent déceptif pour les visiteurs, qui ne trouvent pas ce qu'ils cherchaient.

Le spamdexing par pages satellites
La création de pages satellites consiste à créer des dizaines, voire des milliers pages, afin d'augmenter le potentiel d'un site sur les moteurs de recherche. Cette pratique n'est pas à proprement parler du spam si elle est appliquée correctement : par exemple, faire des déclinaisons d'une page d'accueil par régions et grandes villes n'est pas condamnable, si toutefois la page reste cohérente avec le site.

On passe au vrai spamdexing lorsque ces pages satellites sont trompeuses (contenu illégitime) ou concues uniquement pour le référencement (listes de mots clés).

Le blog spamming
Dans la conquête de backlinks, les spameurs ont vite compris l'intérêt du phénomène des blogs. En effet, les plateformes de blog sont optimisées pour le référencement et toute personne qui poste un commentaire peut y joindre son url. Cette url, une fois publiée, devient un lien en dur, valable pour le référencement. Certains petits malins ont donc développé des scripts capables de poster des dizaines de commentaires inoffensifs ("Très intéressant", "Tout à fait d'accord avec toi") sur des milliers de blogs, générant ainsi des centaines de backlinks. En effet, un commentaire inoffensif n'a que peu de chance d'être supprimé par l'auteur du blog...

Le spamdexing de sitemap
Sur google sitemaps, il est possible de télécharger un fichier XML afin d'aider le robot de Google à indexer votre site en lui en indiquant l'arborescence de vos pages. Il est très simple d'enrichir ce fichier d'urls pas nécessairement accesibles pour vos visiteurs.

Le spamdexing reste une activité à haut risque, et doit inciter à la méfiance. Chaque décision doit être soigneusement pesée avec toujours en tête un souci de cohérence thématique. Certains sites très connu ont des centaines de milliers de pages satellites sans rencontrer de problème (essayez de taper rencontres loup dans Google et vous pourrez découvrir une page satellite d'un célèbre site de rencontres). C'est normal, car elles sont pertinentes : elles répondent à la question de l'internaute.

L'utilisation raisonnée de certaines de ces techniques peut donc apporter des résultats. Mais attention : en cas de blacklistage, vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer.