Pourquoi les Start-ups n'utilisent-elles jamais Oracle ?
Par netking,
mardi 5 décembre 2006 à 23:18
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Devzone
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Oracle est la meilleure de base de données du monde. Tout le monde s'accorde pour le dire et il suffit d'en voir une rapide présentation par un expert pour s'en rendre compte. Rapide, robuste, complète et incroyablement bien concue, Oracle reste l'outil ultime de celui qui gère de gros volumes de données.
Mais voilà , les start-ups ne l'utilisent jamais, lui préférant quasi systématiquement ses concurrents open-source, MySQL ou PostGreSQL.
Pour avoir fait l'expérience de tractations avec Oracle dans le cadre de mon travail (où il s'agit de remplacer, éventuellement, MySQL), il est évident que cette société ne prend absolument pas en compte la problématique des sites web, surtout à gros trafic.
Plus habitué à équiper des hôpitaux ou des usines, Oracle axe son offre sur des possibilités d'interconnexion de bases de données, de consolidation, de gestion d'infrastructure. Bref, autant d'arguments qui sont complètement inopérants dans le cadre d'une application web, qui est généralement développée "from scratch".
Le modèle de vente est également complètement ahurissant quand vous êtes habitué à une base de données gratuite. Je pensais que Microsoft possédait la palme, mais j'ai découvert qu'ils avaient un maitre.
Le principe est simple, tout tourne autour de la base de données Oracle10g, auquel vous devez ensuite ajouter des "plugins" (entre guillemets car, vu les tarifs, le terme est un peu réducteur).
La facturation se fait au processeur. Si vous avez un site à fort trafic, donc avec plus de 4 processeurs, vous devez obligatoirement choisir la base donnée en version Enterprise. Admettons que votre base de donnée tourne sur 3 serveurs biprocesseurs, ce qui vous fait un total de 6 processeurs. Le tarif de la base de donnée est de 31 172 €HT, donc avec 6 processeurs, vous tournerez autour de 187 000 €HT.
Ensuite, pour bénéficier à fond de la technologie Oracle, il vous faut les faire tourner en cluster (répartition de charge entre les différents serveurs). Le "plugin" nécessaire s'appelle RAC (Real Application Cluster) et est vendu au tarif de 15 586 €HT. Encore une fois, c'est par processeur, donc un total de 93 516 € HT pour vos six processeurs.
Vous voilà rendu, avec le strict minimum, à un montant colossal de plus de 280 000 €HT !
Vous vous dites, ouf, c'est fini ? Non, car il faut encore payer le support, 56 000 €HT, soit 20% de la somme investie, par an, et ce à vie !
Et encore, ce n'est que le strict minimum auquel peuvent s'ajouter de multiples "plugins" aux tarifs tout aussi pharaoniques et fonctionnant sur le même principe de facturation par processeur. Si par exemple vous voulez faire du datamining et de la BI (Business Intelligence), ajoutez un bon 40 000 €HT (par processeur).
Alors évidemment, quand deux étudiants ont une idée et la développent au fond d'un garage, ils ont tendance à choisir plus facilement une alternative gratuite.
Et quand vient le temps des investisseurs, qui eux vont exiger Oracle pour des raisons plus politiques que technique, il faudra tout recommencer. Ce qui impliquera de nouveaux coûts, de développement cette fois-ci, car le portage d'une base vers une autre n'a rien d'une intervention anodine et exige beaucoup de debuggage et de benchmarking des performances.
Il me semble regrettable qu'Oracle ne prenne pas en compte cette problématique des start-ups en proposant son produit phare à un tarif abordable pour les acteurs d'Internet, pour qui la notion de processeur est ingérable, en raison du volume énorme de données traitées.
Mais avec des parts de marché en chute libre sur les bases Internet, gageons qu'Oracle trouvera à moyen terme une solution spécifique pour ce type de problématique. En tout cas, tant que la situation restera en l'état, on peut prévoir de beaux jours pour les bases de données libres.
Mais voilà , les start-ups ne l'utilisent jamais, lui préférant quasi systématiquement ses concurrents open-source, MySQL ou PostGreSQL.
Pour avoir fait l'expérience de tractations avec Oracle dans le cadre de mon travail (où il s'agit de remplacer, éventuellement, MySQL), il est évident que cette société ne prend absolument pas en compte la problématique des sites web, surtout à gros trafic.
Plus habitué à équiper des hôpitaux ou des usines, Oracle axe son offre sur des possibilités d'interconnexion de bases de données, de consolidation, de gestion d'infrastructure. Bref, autant d'arguments qui sont complètement inopérants dans le cadre d'une application web, qui est généralement développée "from scratch".
Le modèle de vente est également complètement ahurissant quand vous êtes habitué à une base de données gratuite. Je pensais que Microsoft possédait la palme, mais j'ai découvert qu'ils avaient un maitre.
Le principe est simple, tout tourne autour de la base de données Oracle10g, auquel vous devez ensuite ajouter des "plugins" (entre guillemets car, vu les tarifs, le terme est un peu réducteur).
La facturation se fait au processeur. Si vous avez un site à fort trafic, donc avec plus de 4 processeurs, vous devez obligatoirement choisir la base donnée en version Enterprise. Admettons que votre base de donnée tourne sur 3 serveurs biprocesseurs, ce qui vous fait un total de 6 processeurs. Le tarif de la base de donnée est de 31 172 €HT, donc avec 6 processeurs, vous tournerez autour de 187 000 €HT.
Ensuite, pour bénéficier à fond de la technologie Oracle, il vous faut les faire tourner en cluster (répartition de charge entre les différents serveurs). Le "plugin" nécessaire s'appelle RAC (Real Application Cluster) et est vendu au tarif de 15 586 €HT. Encore une fois, c'est par processeur, donc un total de 93 516 € HT pour vos six processeurs.
Vous voilà rendu, avec le strict minimum, à un montant colossal de plus de 280 000 €HT !
Vous vous dites, ouf, c'est fini ? Non, car il faut encore payer le support, 56 000 €HT, soit 20% de la somme investie, par an, et ce à vie !
Et encore, ce n'est que le strict minimum auquel peuvent s'ajouter de multiples "plugins" aux tarifs tout aussi pharaoniques et fonctionnant sur le même principe de facturation par processeur. Si par exemple vous voulez faire du datamining et de la BI (Business Intelligence), ajoutez un bon 40 000 €HT (par processeur).
Alors évidemment, quand deux étudiants ont une idée et la développent au fond d'un garage, ils ont tendance à choisir plus facilement une alternative gratuite.
Et quand vient le temps des investisseurs, qui eux vont exiger Oracle pour des raisons plus politiques que technique, il faudra tout recommencer. Ce qui impliquera de nouveaux coûts, de développement cette fois-ci, car le portage d'une base vers une autre n'a rien d'une intervention anodine et exige beaucoup de debuggage et de benchmarking des performances.
Il me semble regrettable qu'Oracle ne prenne pas en compte cette problématique des start-ups en proposant son produit phare à un tarif abordable pour les acteurs d'Internet, pour qui la notion de processeur est ingérable, en raison du volume énorme de données traitées.
Mais avec des parts de marché en chute libre sur les bases Internet, gageons qu'Oracle trouvera à moyen terme une solution spécifique pour ce type de problématique. En tout cas, tant que la situation restera en l'état, on peut prévoir de beaux jours pour les bases de données libres.














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Commentaires
1. Le samedi 2 septembre 2006 à 18:03, par Mélodie
2. Le mercredi 6 décembre 2006 à 11:57, par Danao
3. Le mercredi 6 décembre 2006 à 12:04, par netking
4. Le mercredi 6 décembre 2006 à 12:37, par Danao
5. Le mercredi 6 décembre 2006 à 12:43, par netking
6. Le mercredi 6 décembre 2006 à 14:43, par KX
7. Le mercredi 6 décembre 2006 à 17:01, par Pluk
8. Le mercredi 6 décembre 2006 à 17:15, par Guitou
9. Le mercredi 6 décembre 2006 à 17:29, par Pluk
10. Le mercredi 6 décembre 2006 à 18:29, par winnie
11. Le mercredi 6 décembre 2006 à 18:44, par Kx
12. Le lundi 11 décembre 2006 à 15:25, par Pluk
13. Le vendredi 19 janvier 2007 à 13:54, par krz
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