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Daemon Tools : un lecteur virtuel sur votre PC

Quand vous téléchargez ou que vous créez une image disque, vous récupérez une copie virtuelle d'un média physique. Si l'option la plus évidente est de graver l'image disque pour obtenir une copie de l'original, un autre possibilité existe : utiliser le fichier directement avec un lecteur virtuel.

Un lecteur virtuel va créer un (ou plusieurs) lecteur(s) sur votre système et vous permettre d'y "monter" des images disques. Ainsi, votre ordinateur pensera tout simplement que vous avez bien inséré le disque dans un lecteur.

Les lecteurs virtuels sont intéressants à plusieurs titres :
  • en accédant aux données directement sur le disque, ils sont plus rapides en lecture que n'importe quel CD
  • ils permettent d'émuler des protections
  • ils permettent de disposer de plusieurs images directement disponibles
Si Mac Os X intègre la gestion des images disques .dmg au niveau du système, sur PC il faut des logiciels spécifiques. Hormis Alcohol 120%, qui est payant et dépasse de loin le simple rôle de lecteur virtuel, le plus populaire d'entre tous est Daemon Tools.

Gratuit pour une utilisation personnelle, ce logiciel est une merveille de simplicité. De plus, il est capable d'émuler la plupart des protections anti-copie du marché (Safedisc, Securom et Laserlok).

Après avoir téléchargé le logiciel, nous pouvons lancer l'installeur. Attention, si vous avez une ancienne version de Daemon Tools sur votre PC, pensez à la supprimer avant d'installer la version 4.

L'installation commence et l'installeur vous indique qu'il va installer une couche logicielle pour emuler le SCSI. Acceptez.

Daemon Tools - Warning SCSI

Vous êtes ensuite invité à redémarrer votre machine.

Daemon Tools - Restart

Après le redémarrage, l'installation repart d'elle même. Suivez les étapes jusqu'à l'écran de sélection des composants. La Daemon Tools Search Bar est une petite toolbar pour votre bureau, vous pouvez vous en passer, elle n'apporte rien.

Daemon Tools - Installation

Le reste de l'installation est banal. A la fin, Daemon Tools se lance et apparait immédiatement dans votre barre des taches (l'icône rouge à gauche).

Daemon Tools - Icone

Un coup d'oeil dans votre gestionnaire de périphériques vous montrera qu'un nouveau lecteur de CD/DVD-ROM est présent. Il émule un lecteur SCSI (après tout, pourquoi s'en priver ?).

Daemon Tools - Gestionnaire de périphériques

Le lecteur porte un nom aléatoirement défini par le logiciel, mais vous pouvez entièrement paramétrer le lecteur dans les préférences.

Passons à l'utilisation du logiciel lui même. Pour la fonction de base (monter une image dans le lecteur virtuel), c'est très simple : il suffit de cliquer sur l'icône de la barre tes taches.

Daemon Tools - Monter une image

Sélectionnez ensuite "Device X [X:] No media". Une fenêtre s'ouvre pour vous permettre de sélectionner votre image disque. Sélectionnez la et validez. Votre CD est prêt à être utilisé. S'il comporte un autorun, celui-ci devrait démarrer...

Un clic gauche sur l'icône de Daemon Tools vous donne accès aux paramètres de l'application.

Daemon Tools - Préférences

Elles sont relativement simples à comprendre et normalement, il n'y a pas besoin d'y toucher. Sauf pour les férus de cracking, avec les émulations de protection et les réglages fins des paramètres du lecteur (l'aide du logiciel sur le site de l'éditeur est d'ailleurs particulièrement compléte sur ces sujets). C'est également là que vous pourrez créer de nouveaux lecteurs (jusqu'à 4).

Très léger, très fiable et compatible avec quasiment tous les formats d'images, Daemon Tools est sans consteste le meilleur lecteur virtuel disponible.

SD4 sucks : et vos lecteurs virtuels deviennent réels...

Certaines protections de CD vous empêchent de créer un backup et de jouer via un lecteur virtuel. Parmis ces protections on trouve notament Lame ou Safedisc.

Pour passer outre cette protection, une petite application crée par Joseph Cox, l'auteur d'AR Speedup, permet de masquer les lecteurs virtuels créés avec Daemon Tools ou Alcohol.

Pour l'utiliser, téléchargez SD4 Sucks (clin d'oeil à Safedisc v4) puis exécutez le fichier après avoir décompressé l'archive.

Puis cliquez sur l'icône du programme. Une fenêtre apparait :



Après il vous suffit de cliquer sur "Hide virtual drives" avant de lancer votre backup. Un clic sur le même bouton vous permet de revenir à la normale.

Note amusante : lisez le commentaire du développeur. Manifestement, il a créé ce programme sur un coup de tête suite à un énervement nocturne sur un backup récalcitrant. Le readme vaut également son pesant de cacahouètes.

Comme toujours avec Joseph Cox, pas de setup a effectuer, il suffit de jeter le dossier pour supprimer le programme....

NZB : le fichier miracle pour retrouver les binaires

Si le réseau Usenet et les newsgroup sont devenus le paradis des downloaders, il n'en reste pas moins que le mode de fonctionnement reste relativement complexe et long. Pour explorer un groupe à le recherche de fichiers, il faut d'abord télécharger des en-têtes.

Mais si télécharger quelques en-têtes est une formalité, pour les groupes de binaires (alt.binaries majoritairement) il en va autrement. C'est souvent plus de 500 000 en-têtes qu'il convient de télécharger, ce qui prend du temps. Beaucoup de temps même si vous ne disposez pas d'un compte chez giganews.

Un fois les entêtes chargées, il faut chercher les fichiers concernés. Les logiciels spécialisés comme Newsleecher ou Grabit vous offrent des outils de recherche efficaces sans téléchargement des en-têtes, mais à la condition de la souscription d'un abonnement.

Si vous préférez la méthode "old school", alors les fichier NZB vont vous sauver la vie.

Ce format de fichier récent a été développé pour filer un coup de main à votre newsreader. Il représente une carte d'identité du post concerné et permet de réunir tous les morceaux d'un post, en un clic.

Le principe est simple. Vous téléchargez les en-têtes du groupe qui vous intéresse, puis vous filtrez vos résultats avec "nzb". Vous ne verrez plus alors que des fichier individuels, de petite taille. Téléchargez celui qui correspond au fichier qui vous intéresse. Puis réimportez le dans votre newsreader compatible nzb. C'est parti, tous les dowloads sont lancés, vous n'avez plus qu'à réceptionner le fichier.

Certains sites, comme xsnews, binsearch.info, nzbzone ou alt.binaries.nl, proposent des nzb directement téléchargeables depuis le web.

Swap Magic : un disque pour remplacer une puce PS2

Depuis la PSOne, on avait l'habitude, pour jouer des backups*, de faire "pucer" sa console, c'est à dire de faire ajouter une puce qui outrepasse la protection interdisant de jouer des copie de jeux.

(* par "backup", dans le domaine des consoles, on sous entend un jeu gravé à des fins de sauvegarde personnelle. Mais bien entendu, ce terme est hypocrite puisqu'il designe aussi bien les nombreuses images disques que l'on trouve sur les réseaux p2p comme emule ou dans les binaires des newsgroup)

Cette opération reste cependant risquée : l'ouverture de la console fait sauter la garantie et la soudure d'une puce demande une compétence que n'ont pas nécessairement les nerds des officines spécialisées.

Mais une solution alternative existe et elle est magique : c'est le Swap Magic.

Dans sa configuration de base, il s'agit d'un ensemble comprenant deux disques de démarrage (un CD et un DVD) et un petit outil, le slide tool.

Kit Magic Swap
Le kit avec les deux disques et le slide tool

Le fonctionnement est très simple, le seul préalabe étant de démonter la façade du lecteur de CD de la console, manipulation simple a effectuer avec un petit tournevis.

Etape 1 : Lancer le disque choisi (CD ou DVD en fonction du backup que l'on veut jouer) comme un jeu. Le disque va démarrer et s'arrêter sur un écran.

magic swap


Etape 2 : Insérez le slide tool dans la fente sous le lecteur de disque, comme indiqué sur l'image, puis faites glisser l'outil vers la droite. Ceci a pour effet de libérer le tiroir. Il ne vous reste plus qu'à tirer le tiroir et à échanger les disques.





Etape 3 : Après avoir refermé le tiroir (en poussant à gauche du plateau), réinsérez l'outil et allez chercher vers la droite un petit ergot (la forme du slide tool vous aide à y parvenir). Faites glisser l'outil vers la gauche pour "refermer' le lecteur.



C'est terminé. Votre backup devrait démarrer et vous pourrez jouer à votre jeu favori sans vous soucier des coups de dents de votre petit dernier dans votre précieux original.

Pour les hardcore gamers, il existe des solutions plus simples que le slide tool, comme par exemple, des couvercles spécifiques, qui donnent directement accès au CD ou des puces sans soudure.

Mais dans sa version de base, le Swap Magic est idéal pour un usage domestique, et ce pour un prix désarmant de moins de trente euros.

Le mystère du fichier GI

S'il est un format d'archive peu documenté, c'est bien le format GI.

Ce format d'images disque est en fait utilisé par les hackers pour découper une image ISO trop lourde. Le format GI (Global Image) peut s'apparenter à un ensemble de "tranches" d'image disque qui, réassemblée sur un disque physique ou virtuel au format ISO, s'exécuteront normalement.

Ce format permet notamment d'alléger les DVD de jeux PS2 et c'est sur ce type d'images que vous risquez le plus de le rencontrer.

En théorie, une image GI est composée de plusieurs fichiers qu'il convient de réassembler en une seule image physique. Mais dans les faits, vous trouverez le plus souvent des images GI monofichier.

Pour convertir ces images en bons vieux ISO, il existe la solution ultra-geek, ou alors l'utilisation d'un logiciel gratuit (tout du moins pour cette utilité) : Isobuster.

Isobuster est un logiciel de manipulation d'images disque très complet que nous ne détaillerons pas ici.

Pour transformer un (ou des) fichier(s) GI en ISO, il suffit d'ouvrir l'image (Open Image File), puis, quand l'image apparaît dans la colonne de gauche, de faire un clic-droit sur le disque puis de sélectionner "Extract " puis "User Data (*.tao, .iso)".

Vous pourrez alors sauver votre fichier ISO que vous n'aurez plus qu'à graver à l'aide de votre logiciel de gravure favori. Si vous ne disposez que de l'option *.tao, sachez que vous pourrez renommer votre fichier en *.iso par la suite.

Comprendre le contenu d'un warez

Un warez (un logiciel piraté) se télécharge généralement sur un réseau peer-to-peer. Au départ il s'agite le plus souvent d'une archive tar ou zip. Le format de fichier ISO monte cependant en force.

S'il s'agit d'une archive, décompressez là. Pour un Iso, montez le avec alcohol ou daemon tools (explorez le cd via le poste de travail s'il y a un autorun).

Après, il est temps de trouver le dossier contenant le nécessaire pour "activer" le logiciel. Il s'appelle le plus souvent "Crack" ou porte le nom du groupe auteur de l'exploit (DOGMA par exemple).

A l'intérieur, vous trouverez un ou plusieurs fichiers d'explication. Il peuvent être au format texte, mais le plus souvent il s'agit de fichiers ".nfo". En essayant de les ouvrir sous windows, vous lancerez "Informations système" qui générera une erreur. Pour lire de contenu de ces fichiers, faites un clic-droit sur le fichier, puis "Ouvrir avec...". Puis choisissez notepad, vous verrez alors le texte.

Hormis les manifestations viriles de contentement des crackers et le rappel "If you like this software, buy the original", vous trouverez les instructions détaillées d'installation. Dans le meilleur des cas, un simple serial fera l'affaire, mais dans le cas d'un crack logiciel, la manipulation peut aller de simple à très complexe.

Avant de tenter l'expérience, ayez bien en tête que les cracks logiciels sont potentiellement dangereux pour la stabilité de votre système. En effet, leur action sur les fichiers système et le registre ne sont jamais réversibles.