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l'actualité du web, des technologies et aussi quelques bons tutoriaux ;-)

PornoTube : quand le sexe se met au Web 2.0

Avec le succès grandissant des plateformes de partage de vidéos (YouTube, Google Video, Daily Motion, etc.), il fallait s'attendre à ce que le créneau du sexe se retrouve rapidement occupé.

logo pornotube

C'est chose faite avec PornoTube. Ce nouveau site qui clone ses rivaux généralistes par d'un principe simple : si vous êtes exhibitioniste, désormais vous pouvez l'être devant des millions de personnes.

PornoTube propose donc, en théorie, des vidéos personnelles de couples s'encanaillant ou de ménagères en mal d'affection se soulageant au vibromasseur.

Evidemment, Web 2.0 oblige, tout est gratuit et non censuré.

Mais le modèle atteint déjà ses limites, notamment en raison du manque de modération : les clips incitant a visiter des sites pornos tarditionnels pullulent et certaines images sont, disons, difficilement regardables.

De plus, son succès étant phénoménal, comme tout ce qui touche au sexe sur Internet, le site a souvent du mal à servir les vidéos. Il faut dire que l'éditeur doit atteindre une consommation de bande passante impressionnante.

Alors, succes story ou gros coup de bluff ? L'avenir nous le dira.

Supprimer le multiboot de Windows Vista

Si comme moi vous avez installé une béta de Windows Vista (sur une partition ou un disque à côté de votre Windows XP) et que vous voulez vous en débarrasser, vous avez certainement supprimé les fichiers de Vista sans autre forme de traitement.

Mais dans ce cas, vous vous retrouvez avec le nouveau Windows Boot Manager de Vista à chaque démarrage. En effet, Microsoft a changé le process de boot et ce dernier est prioritaire sur le boot.ini de Windows XP.

Pour vous en débarrasser, voici la solution (sous XP bien entendu puisque vous avez supprimé Vista) :

- Mettez le DVD d'installation de Vista dans votre lecteur (ou montez l'image à l'aide de Daemon Tools).

- Lancez la console windows (Menu Démarrer > Executer > cmd)

- Rendez vous dans le dossier boot sur le disque de Windows Vista (par exemple d:\boot\)

- Entrez la commande suivante : bootsect.exe -NT52 All

Cette commande réinitialisera la méthode de boot de Windows XP et supprimera cet ennuyeux écran au démarrage de votre PC.

Google virtualise Firefox (et c'est cool !)

Google lance aujourd'hui une nouvelle extension pour Firefox qui va vraiment simplifier notre existense de power-users.

Le principe est ultra-simple. Vous téléchargez une extension ici et, grâce à l'id de votre compte Google (comment, vous n'avez pas d'adresse gmail ? Hum... Get lost !), vous pouvez synchroniser vos différents Firefox.

Au bureau, chez vous, sur votre portable : vous retrouvez les mêmes bookmarks, les mêmes mots de passe enregistrés, les mêmes raccourcis...

Bref, une extension absolument indispensable au geek de base, sous réserve qu'il soit "google aware".

Car, une fois de plus, c'est une intrusion de google dans votre vie privée : ils connaitront tout de votre "browsing experience".

Mais bon, pour ceux qui pensent que ces services sont intrusifs, c'est simple : ne les utilisez pas. Pour ma part, je m'en délecte au quotidien, cessant sur le champ de maintenir une improbable synchronisation entre mes (nombreux) postes de travail.

Web 2.0 : état des lieux

La notion de Web 2.0 évolue rapidement. Très rapidement même. Au point de rappeller à certains la bulle des années 2000. Mais qu'est ce que le Web 2.0 aujourd'hui ?

On constate qu'en 6 mois, on est passé d'une définition purement technique (Ajax et web services : voir notre précédent billet), à une définition "sociale" du Web 2.0.

Au départ, la notion de Web 2.0, définie par Tim O'Reilly, concernait surtout l'aspect applicatif de ces nouveaux sites web. L'apparition des web services et du langage standardisé XML permettaient de lier entre eux de nombreux services sans nécessiter de grandes compétences techniques. Ainsi, les "pages personnelles" ont laissé la place aux blogs, formidables aggrégateurs de contenus. De même, de nouvelles applications sont apparues, notamment grâce à Google. Plus rapides, plus dynamiques, plus ouvertes, elles ont permis de poser les bases des usages nouveaux que permet le Web 2.0.

Mais le buzz énorme qui entoure actuellement le Web 2.0 et qui recommence à donner des frissons aux investisseurs proviens, lui, de l'aspect social engendré par ces technologies. Les notions de "communauté", de "partage de données" jouent à plein et de nombreux services surfent sur cette vague, sans qu'on sache qui tirera son épingle du jeu au final. De Flickr (pour les photos) en passant par Digg (pour les news), certains ont déjà une longueur d'avance... Mais la liste des prétendants est longue : Airset (social networking), Box.net (stockage et partage de données), BubbleShare (partage de photos), Calendar Hub (Calendriers et contacts partagés), Dogster (Communauté pour... chiens), Goowy (page d'accueil style Netvibes), Kaboodle (partage de liens), Mosuki (partage de calendriers et contacts), NowPublic (même principe que Digg), Popist (social networking), RallyPoint (partage de calendriers et contacts), Riya (partage de photos), Rollyo (aggrégateur de moteurs de recherche), Simpy (social bookmarking), Skobee (social networking), TagCloud (aggregateur de contenu taggés à la Technorati), Tagged (idem), Zoho (traitement de texte en ligne), etc.

N'en jetez plus ! Il suffit de visiter tous ces sites pour se rendre compte rapidement d'une chose très simple : il va y avoir des morts. La plupart se recoupent dans leurs fonctionnalités, leur présentation , leurs arguments et, surtout, reprennent des modèles déjà largement matures et dominés par un leader (Flickr, Technorati, del.icio.us, Netvibes).

De plus, la position même de ces "leaders" du Web 2.0 est très incertaine, avec la bataille de géants que se livrent Google, Yahoo et Microsoft pour acquérir la place de leader du Web. En effet, ces trois mastodontes ont lancé une page d'accueil à la Netvibes et n'ont de cesse d'ajouter des services Web 2.0 à leurs portails.

Plusieurs de ces nouvelles start-ups ont déjà d'ailleurs été englouties dans cette lutte à coups de millions de dollars... Flickr, racheté par Yahoo, Writely, Picasa, Blogger, tous rachetés par Google...

Alors, est-ce (déjà) la fin du Web 2.0 ? Certainement pas, mais on peut cependant affirmer que la plupart des applications de networking sont désormais maîtrisées, quoique leur modèle économique soit encore loin d'être démontré.

Mais il ne faut pas oublier le fondement même du Web 2.0 : la technologie et l'accessibilité. La possibilité d'accéder en ligne à des applications qui concurrencent de plus en plus les applications de bureau (comme le nouveau Yahoo! Mail) laisse encore entrevoir de nombreuses possibilités. L'apparition de normes comme l'Open Document Format qui définit une norme de formatage XML des documents de type Office, laisse entrevoir la fin du leardship total de Microsoft sur la bureautique.

C'est dans ce domaine qu'il reste des choses à inventer et que les technologies les plus avancées (XUL et XAML) se dirigent.


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Google...

Dans le monde du SEO (Search Engine optimisation, soit la science du référencement naturel), on pare toujours Google d'une aura de mystère... Et il est vrai que la société fait tout pour entretenir cette réputation, ses algorithmes étant aussi secrets que la recette du Coca Cola.

Cependant, il ne faut pas oublier que Google était au départ un projet universitaire, et que les deux jeunes étudiants d'alors, pas encore millionaires, devaient bien présenter leurs travaux à leurs professeurs (et à leur généreux sponsors : IBM, Intel, Sun...).

Ce document désormais historique est la présentation de la première expérimentation de Google et il est passionant à plusieurs niveaux.

D'abord, il explique la vision qu'on eu les deux étudiants pour améliorer la recherche sur Internet avec le ranking. On réalise à quel point ils ont été visionnaires en apportant du sens au web. On y trouve même la formule qui sert à calculer le PageRank :

Supposons que les pages T1...Tn pointent sur la page A. Le paramêtre D est un facteur de lissage qui peut varier entre 0 et 1. Il est généralement autour de 0.85. C(A) estle nombre de liens sortant de la page A. Le Pagerank de A se calcule ainsi :

PR(A) = (1-d) + d (PR(T1)/C(T1) + ... + PR(Tn)/C(Tn))

Mais surtout, il décrit en détail l'architecture technique adoptée par le moteur de recherche pour permettre de gérer des volumes de données importants et en forte croissance. Les choix techniques judicieux (grappes de petits serveurs) sont précisement détaillés.

Bref, une lecture indispensable (mais en anglais) pour comprendre le plus puissant des moteurs et aborder au mieux les techniques de référencement naturel.

Si vous voulez aller plus loin, nous vous conseillons également la lecture de ce pdf, qui décrit le GFS, soit le Google File System, conçu spécifiquement par Google pour gérer de très gros volume de données avec tolérance de panne, tout en tournant sur des fermes de serveurs économiques.

Pando : l'échange de fichiers pour les nuls

Echanger des fichiers lourds sur Internet a toujours été compliqué pour l'utilisateur lambda : au delà de la limite de 10 mégas par email, c'est la galère. Avec les appareils photo numériques qui génèrent des fichiers de plus en plus lourds et toujours plus nombreux, difficile de partager avec ses proches.

S'il existe des systèmes de transfert (comme celui lancé par Free), ils sont généralement réservés à un public averti : ils ne prennent que des fichiers unitaires et leur interface est geekienne.

Une start-up new-yorkaise s'est penché sur le problème et vient de livrer un logiciel répondant aux attentes d'un très large public: Pando.

Basée sur le célèbre protocole P2P Bittorrent, Pando propose une interface très ludique (un peu à la Picassa, le logiciel de gestion d'image de Google) pour des transferts de fichier ultra-simplifiés.

Pando : Tutorial Envoi et Réception

Voyons comment fonctionne Pando. Après avoir téléchargé et installé le logiciel, puis créé un compte (ce qui est d'une simplicité biblique), essayons d'envoyer un fichier. Il faut d'abord cliquer sur l'onglet "sent", puis sur "Send new".

Pando - Envoi d'un fichier

Ensuite, apparaît une interface très simple d'utilisation pour sélectionner les fichiers à envoyer. Tout se passe par drag and drop et on peut inclure des dossiers. Après avoir sélectionné les éléments à envoyer (jusqu'à 1 giga par transfert), il est possible de renseigner le mail qui sera adressé aux destinataires (il faut séparer les emails avec une virgule). Ceci fait, cliquez sur le bouton "Send".

Pando - Sélection des fichiers à envoyer

Le transfert commence. Pour nos tests, il s'est toujours montré plutôt véloce.

Pando - Envoi en cours de transfert

A ce stade, vous avez fini votre partie du boulot. Voyons maintenant ce qui se passe pour le destinataire.

Pando - Email destinataire du transfert

Tout commence par la réception d'un email (personnalisé avec votre message). Une pièce jointe (avec l'extension .pando) accompagne le mail et l'utilisateur est invité à se procurer le logiciel (s'il ne l'a pas encore).

Une fois outillé, il lui suffit de glisser le fichier reçu sur la fenêtre principale de Pando. S'affiche alors le détail de l'envoi (fichiers inclus, avec un thumbnail). Après avoir sélectionné le dossier de destination (My Pando Packages par défaut, dans Mes Documents), il suffit de cliquer sur "Download All".

Pando :- Informations de réception

Le transfert commence alors. Il fut très rapide lors de nos tests (plus de 1000 kb/s). Dès ce stade, il est possible de le partager avec d'autres (en cliquant sur "forward"). Pando n'est pas basé sur bittorent pour rien...

Pando - Réception en cours

Voilà, le fichier est arrivé. Il suffit de cliquer sur "Open" pour accéder aux fichiers.

Pando - Fichiers arrivés

Disponible pour Macos X et Windows XP, Pando est effectivement un produit qui répond à ses promesses : simplicité et performance. Mais on ne connait rien du modèle économique sur lequel sera positionné Pando. Aujourd'hui gratuit, il est fort probable qu'à terme il soit payant dans l'un ou l'autre des deux sens (à priori plutôt le download). Pando n'a certainement pas levé 4 millions de dollars pour proposer ce service gratuitement !

Les échangeurs de fichiers pirates, toujours à la recherche de plus de débit et de plus de discrétion, se sont rapidement emparé du jouet et les liens .pando commencent à pululler sur les sites et groupes spécialisés.

Alors faut-il voir dans Pando une solution comme Rapidshare repackagée dans une interface plus présentable ?

Il est probable qu'en fait cette solution arrive à un double objectif : séduire autant les grands-parents avide de photos de famille que les sérial-téléchargeurs, avides de contenus numériques...